Se réconcilier, avec soi, les autres,
Participer au grand concile des vivants, se mettre en symbiose

2
0
1
9

2
0
1
9

Les choses à faire s’accumulent en un tunnel sans fin.
La liste augmente tout le temps, plus vite que les tâches ne sont réalisées.
Et l’énergie n’est pas toujours au rendez-vous.
Le calendrier se remplit de ‘il faut’, sans espace.
La pression augmente…
‘Est-ce que le dernier jour de
ma vie je me dirai ‘oh-là-là je n’ai pas fait ça, et ça et ça…’ se
demandait-on récemment avec une amie.
Comment voir le jour dans le tunnel de la to-do-list ? Retrouver de l’espace, de la marge de manoeuvre Prioriser, remettre du sens, de la perspective Alléger, se ressourcer
C’est un équilibre subtil au jour le jour, pour garder courage et être efficace.
* *
*
Le Focusing, basé sur la pleine conscience, nous permet de développer notre capacité d’action, de :
-> Clarifier nos priorités, retrouver le sens de notre action, en lien avec l’ensemble de notre vie, dans le temps
-> Calmer le sentiment d’urgence, l’inquiétude de ne pas pouvoir tout faire
->Explorer ce qui nous met sous pression et nous entrave

Dans un environnement contraint, sous pression, incertain :
J’ai longtemps tenté de me fuir moi-même – et je continue souvent !
Notamment quand je ne me sens pas bien, que je m’ennuie… Relations, lecture, musique, télé, frigo, travail… tout est bon pour me distraire et me soulager par l’extérieur.
Les militaires sont en train d’inventer des pilules pour supprimer les émotions, de peur etc., qui perturbent au combat. Combien de professions intenses se dopent pour supporter ?
Nier l’humanité pour enfin mieux profiter… de quoi ?
Efficacité, performance pour avoir de la liberté, du plaisir.
Quelle illusion !
Quand la ‘course à l’échalotte’ s’arrêtera-t-elle ? Et comprendrons-nous que plus de performance et de stress mènent… à la même chose!
» La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la semence. » (Gandhi)
De l’autre côté, on sait que la créativité est générée par le mouvement, les stimulations sensorielles. Le cerveau, sans le corps, dépérit très vite.
Le M.I.T. développe depuis les années 90 la Théorie U pour répondre aux défis auxquels est confrontée l’humanité. Et que notre système éducatif, fondé sur le passé, n’intègre pas – voire contribue à un fonctionnement qui a généré ces défis ! La Théorie U est un processus individuel et collectif pour développer l’accompagnement de l’émergence de solutions, en lien avec les situations, les personnes, et nos ressources profondes*.
Comment se connecter profondément aux situations, aux autres, à soi-même, avec ouverture et créativité ?
Notre corps serait ‘l’antenne’ la plus sensible pour ressentir le ‘champs’, ce qui est là et a besoin d’émerger. En permettant une connexion plus complète à nous-mêmes, aux situations, aux autres, l’intuition immédiate et vivante, en phase avec la dynamique et l’impermanence de toute situation. C’est une ressource fondamentale.
Lieu de vie, sens de la vie (Laborit : » La seule finalité d’un être c’est d’être. « ). Nourrir – des plantes, des animaux… – prolonge notre vie.
Se nourrir soi-même de son corps : moyen d’accès à la vie, notre vie, la vraie, pas le ‘cinéma’ du cerveau mental se rêvant sans corps – et donc sans vie, sans plaisir !
Alors comment…
Nous connecter mieux à notre corps, le sentir, nous sentir nous-mêmes ?
Ouvrir notre quotidien à l’intuition, la créativité, hors performance?
Aimer cette vie telle qu’elle est, nous ouvrir à nous-mêmes, aux autres ?
*Voir : https://www.presencing.org/#/aboutus/theory-u (en anglais)
ou http://www.generation-presence.com/contenus/theorie-u-en-detail (en français)
Quand j’étais petite, je voulais sauver le monde en devenant médecin sans frontières, puis plus tard en allant creuser des puits en Afrique, car à quoi bon soigner si les gens ne sont pas alimentés ?
Puis, avec l’adolescence et ses souffrances… en me sauvant moi-même : car comment savoir ce qui est bon pour les autres si moi-même je souffre ?
Ce qui était déjà problématique à l’échelle de la terre l’est encore plus aujourd’hui. Et on risque le crash
Mais… beaucoup sont conscients aujourd’hui, des initiatives, des systèmes existent, qui MARCHENT. Qui permettent d’exister, heureux, en bénéficiant du confort, et en même temps de revitaliser les écosystèmes (et les humains au passage !). De relier humain, nature et technique.
C’est une joie, une opportunité inespérée !
Alors comment passer d’une économie extractive basée sur l’extraction des ressources de la terre à une économie symbiotique, fondée sur la circularité des ressources et l’augmentation de l’information ?*
=> Aider la nature à faire elle-même ce qu’elle fait en plus efficient, pour utiliser des productions des écosystèmes plutôt que des ressources issues de l’extraction ?
=> Favoriser le fonctionnement de pair-à-pair, l’horizontalité, les gouvernances coopératives plutôt que les organisations pyramidales centralisées et gigantesques ? Avec des outils et pratiques open-source internationaux au service des réalisations locales ?
=> Développer l’usage plutôt que la propriété des biens : réparer, améliorer – plutôt que remplacer ?
Comment pouvons-nous contribuer, ici et maintenant, dans notre vie de tous les jours, au sein de nos organisations au travail, dans nos engagements associatifs pour aller vers une économie symbiotique ?
Je me demande moi-même tous les jours comment y arriver.
Si tous les êtres humains se posent cette question au même moment… on va y arriver !
Les arbres